Faites-vous ces 9 erreurs quand vous déléguez?

Vous manquez de temps? Déléguez!

Votre entreprise est en croissance? Déléguez!

Vous n’avez pas les connaissances pour faire quelque chose? Déléguez!

On vous a sûrement déjà conseillé plus d’une fois de déléguer.

Mais y a t’il une bonne et une mauvaise façon de déléguer?

Déléguer vous fera gagner un temps considérable à quelques conditions près.

En cuisine comme en gestion, la délégation est source de succès.

Faire du yoga à deux pour  travailler la confiance en les autres

Faire du yoga à deux pour travailler la confiance en les autres

Pour le célèbre chef montréalais Jérôme Ferrer dans son livre, Lettres à un jeune chef,  déléguer est indispensable pour réussir en cuisine :

« La clé [pour déléguer efficacement], c’est d’être un bon formateur auprès de ta brigade et de tes diverses équipes. Un bon chef doit savoir déléguer »

Konosuke Matsushita (1894-1989) est le fondateur japonais de Panasonic. Il est souvent décrit comme l’antithèse du leader : pas de charisme, pas de discours public captivant, pas de leadership qui en met plein la vue. Pourtant, il est vénéré comme un des dieux du management.

Ses citations sont comme des petits haïkus, ces poèmes japonais de trois lignes – sources de sagesse:

Sur la délégation, il écrit :

« Mon travail, ce sont les grandes et les petites choses. Les tâches intermédiaires peuvent être déléguées »

Quelles sont vos tâches intermédiaires?

 

Déléguer figure au nombre des principes sacro-saints de gestion performante.

Emprunté au mot latin – déléguer c’est CONFIER.

« Transmettre en totalité ou en partie, par délégation, un pouvoir qu’on détient. 

 

Avant de pouvoir déléguer, vous n’imaginez peut-être pas le travail préparatoire!

Faites-vous une ou plusieurs de ces 9 erreurs?

Un ajustement, de la préparation,de la réflexion sont suffisants pour obtenir de bien meilleures résultats la prochaine fois que vous délèguerez.

 

  1. Quel pouvoir détenez-vous que vous ne voulez pas véritablement laisser aller?
  2. Donnez-vous des instructions suffisamment claires?
  3. Prenez-vous le temps de transmettre vos connaissances à la personne à qui vous déléguez? La formez-vous suffisamment?
  4. Prenez-vous le temps de demander comment ça va après avoir délégué? Avez-vous mis en place des moyens de communication pour lever des drapeaux rouges en cours de route?
  5. Avez-vous délégué à la meilleure personne ou à la première personne sous la main?
  6. Vous assurez-vous de motiver la personne à qui vous déléguez par le simple fait de lui expliquer le pourquoi?
  7. Donnez-vous du feedback ou vous ingérez-vous dans sa façon de faire?
  8. Maîtrisez-vous votre propre perfectionnisme?
  9. Acceptez-vous que l’autre fasse la tâche différemment tout en livrant le même résultat que si vous l’aviez faite vous-même?

 

Déléguer c’est comme léguer un héritage sauf que vous n’avez plus l’occasion d »avoir la tête dans le guidon ».

Déléguer est affaire de confiance en soi, en vos collègues de travail et en votre proche entourage.

Pour parfaire votre art de la délégation, appliquer une seule de ces 6 suggestions vous donnera déjà des résultats mesurables:

 

  1. Revoyez votre structure organisationnelle afin d’identifier les personnes ressources selon leurs compétences et expériences;
  2. Bloquez-vous du temps avant, pendant, et après avoir délégué :
    1. Avant : pour vous préparer à communiquer clairement vos attentes
    2. Pendant : pour expliquer clairement les résultats attendus à la personne à qui vous déléguez et la former au besoin
    3. Après : pour  donner de la rétroaction utile pour la prochaine fois
  3. Profitez du temps que vous avez gagné à déléguer pour vous consacrer aux activités que vous seul pouvez faire (les petites et les grandes de Matsushita)
  4. Exercez-vous à démontrer de la confiance envers vos collègues. Si vous les avez choisis, c’est parce qu’ils méritent d’être là et d’avancer dans l’organisation.
  5. Participez à des activités où vous pourrez développer la confiance non pas en vous – mais en les autres. Par exemple, tennis double, yoga à deux, alpinisme.
  6. Au besoin, faites-vous coacher pour accélérer votre courbe d’apprentissage dans la délégation.

 

Commencez par répondre  à la question du haiku:  Quelles sont vos tâches intermédiaires aujourd’hui?

Vos réponses sont des guides précieux vers la maîtrise de l’art de déléguer.

Déléguer c'est faire confiance.

Déléguer c’est faire confiance.

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  1. Emmanuelle Brion a écrit:

    Merci Laure pour cet excellent billet ! Les 9 questions que tu poses sont essentielle à toute collaboration selon moi. Il ne faut pas perdre de vue non plus qu’une relation de confiance peut souvent prendre un certain temps à se construire mais aussi être abîmée facilement (et souvent définitivement) si l’on ne prend pas assez de temps pour l’entretenir et obtenir de bonnes relations de travail, avec du respect, une bonne communication et une attitude constructive…

    • Emmanuelle, merci de me donner l’occasion d’échanger avec vous sur le point de la confiance. Cela me permet de faire la distinction entre déléguer une tâche et déléguer une responsabilité. Le dirigeant a donc intérêt à faire cette distinction car pour déléguer une tâche le critère de la confiance me paraît être un critère à pied d’égalité avec d’autres comme la compétence, les connaissances, l’expérience, etc.

      Mais, pour déléguer une responsabilité et le pouvoir qui l’accompagne souvent, la confiance doit être patiemment construite entre les joueurs certes, mais en soi aussi. J’ai souvent vu le cas où des personnes ne font tout simplement confiance à personne à part à eux-même. C’est là que le dirigeant perd de sa force de frappe et que par ricochet, son équipe ne grandit pas comme elle le pourrait. C’est un point délicat et difficile à travailler en coaching.

  2. Emmanuelle Brion a écrit:

    oups, désolée, correction : « essentielleS » … ;-)

  3. Pierre-Yves a écrit:

    À la lumière de la commission Charboneau et plus spécifiquement le témoignage du maire Tremblay qui faisait confiance; il avait délégué à la meilleure personne, soit Zampino et il pouvait s’occuper des plus grands Matsushitas… Blague à part ton billet est excellent et il démontre qu’il faut s’assurer de couvrir non pas un ou deux, mais tous les éléments essentiels à la délégation. Ma carrière c’est passé « like a walk in a park » grâce à la délégation et la confiance avec des gens qui ont ressentis cette confiance et qui ont surpassés toutes mes attentes et celle de l’organisation .

    • En plein dans le mil Pierre-Yves. Tellement vrai que dans la version du même billet dans HuffPost Quebec – je conclus avec l’exemple de la Commission Charbonneau. Le moment de coaching pour l’ex-maire Tremblay – s’il avait eu un bon coach – ça aurait été de bien vouloir aller jusqu’au bout de l’acte de la délégation et de mettre en place des contrôles et des mesures correctives. Balayer dans la cour du voisin – même si c’est le voisin le plus digne de confiance du monde – ça ne s’appelle pas de la délégation. J’appelle ça se débarrasser du problème. Oui, déléguer prend beaucoup de temps – avant, pendant et après. Pour t’avoir eu comme directeur, j’ai été à la bonne école pour apprendre les secrets d’une délégation réussie. En effet, tous les employés à qui tu déléguais voulaient dépasser tes attentes. D’autres secrets à partager Pierre-Yves? ( j’ai d’autres billets à écrire…) Merci pour ton commentaire!

  4. C’est tout un art de savoir déléguer! Merci pour l’article

  5. Super article ! Merci. En effet déléguer est un art qui s’apprend, mais une fois le pas est franchi les résultats serons fantastiques .

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