Être payée pour apprendre ou comment le bon coach apprend toujours de ses clients

Grâce à la magie du webinar, j’ai assisté dernièrement à une mini-conférence donnée par Marshall Goldsmith, un coach, chercheur, conférencier de renommée mondiale. Son tarif horaire est de 500 $ l’heure au minimum et ses clients se déclinent comme le Who’s Who du monde des affaires.  Comme tout coach, il apprend continuellement de ses clients.   Apprendre de ses clients est même une de ses conditions pour travailler avec de nouveaux clients.

Il est vrai que la beauté du métier de coach réside dans l’apprentissage continu, la recherche sur des sujets nouveaux, la rencontre avec de nouvelles personnes et de nouvelles façons de pensées. En coaching, les problèmes rencontrés au fil du temps se ressemblent. Mais la personne ou l’organisation  qui vit ces problèmes a toujours un cheminement personnel qui force le coach à continuellement réévaluer quelle sera la meilleure approche de coaching pour faire des percées.

 

Si vous souhaitez visionner la conférence du Dr Goldsmith, la voici publiée sur la page Facebook de SmartCoaching:

Dr Goldsmith se fait un point d’honneur d’offrir un grand nombre de ses recherches gratuitement. Il n’a aucune crainte de se faire « voler » ses idées. Il est bouddhiste et vit en harmonie avec les gros égos qu’il a l’habitude de côtoyer.

 

Si je vous parle aujourd’hui du Dr Goldsmith, c’est qu’il aborde le coaching sous un angle qui m’intéresse particulièrement : l’importance des personnes et des collègues qui entourent le client coaché. Il travaille non seulement avec le coaché mais aussi avec les personnes qui l’entourent.

Sa logique est simple: l’individu ne peut véritablement changer que si son environnement évolue et change avec lui.

Par exemple, j’avais un client qui travaillait sur l’amélioration de la communication avec son équipe. Il en était arrivé à établir un climat de confiance et de transparence qui avait largement contribué au  succès du lancement d’un nouveau logiciel au sein de son organisation. Mon client avait le sentiment d’être passé à un niveau de gestion supérieur et prenait plaisir à opérer avec une approche de gestion coaching.

Or, la direction et les autres collègues n’avaient pas fait le même cheminement que lui en coaching. Au final, mon client s’est senti plus en contrôle de ses moyens, mais plus isolé de ses collègues qui continuaient à opérer avec une approche communicationnelle traditionnelle.

Après plus de 10 ans en coaching,  je pense exactement comme M. Goldsmith, si une organisation veut réussir des percées en coaching de gestion, il faut d’abord que la haute direction appuie la démarche et fasse les efforts de l’intégrer dans la culture de l’entreprise de bas en haut et de haut en bas.

Rien ne sert de coacher une personne en vase clos. Au contraire, pour décupler les chances de succès et de durabilité du coaching, il faut impérativement inclure le réseau du coaché et coacher au sens large.

 

La façon de le faire n’est pas nécessairement de coacher le réseau, mais plutôt d’avoir du feedback avant le coaching, pendant et après afin de sensibiliser le réseau au projet, aux objectifs que veut atteindre le coaché. Ainsi, les changements opérés ne risquent pas de se faire qu’à un niveau individuel, mais sont étendus à un ensemble de personnes travaillant avec mon client.

Pour plus d’informations sur le coaching de gestion, la formation en coaching ou une question précise qui vous préoccupe dans votre travail, je vous encourage à m’écrire.  Je vous répondrai avec plaisir.

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  1. Pierre-Yves a écrit:

    Comme tu dois bien t’en douter, il y a bien d’autres métiers qui nous permettent d’être payé pour apprendre; il suffit de savoir écouter ses collègues, clients œuvrants dans différentes sphères d’activités et de s’intéresser à la dynamique de ces différents milieux.

    • Merci pour le partage Pierre-Yves et je suis contente que tu relèves le fait que lorsqu’on y regarde d’un peu plus près, en effet, tous les métiers nous paient pour apprendre. Et quand ce n’est plus le cas, il faut peut-être songer à changer?

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