Mettons-nous à la table des femmes influentes!

Avez-vous déjà entendu  l’expression du « plancher collant »? Et celle du  « plafond de verre »?  Dans les deux cas, il s’agit de l’image de la femme bloquée dans des postes de moindre niveau malgré des compétences et des réalisations à son actif.

 

 

On doit ces expressions à Rebecca Shambaugh, coach en leadership et qui a écrit le livre It’s Not a Glass Ceiling, It’s a Sticky Floor.

Lundi dernier, j’étais à la conférence de presse de la ministre Christine St-Pierre qui annonçait la création d’une initiative, une Table des partenaires influents, visant à augmenter le nombre de femmes siégeant aux Conseils d’administration de sociétés cotées en bourse ou de grandes entreprises privées. Les entreprises ayant des femmes sur leur C.A. ont eu de meilleurs résultats financiers durant la crise mais les chiffres appuient le besoin d’agir :

  • 11.5 % de femmes au pouvoir dans les entreprises du classement des 500 du journal Les Affaires,
  • 14 % des femmes membres des C.A. des 50 grandes entreprises au Québec.

On n’est plus à une époque où l’on se demande quels sont les avantages d’avoir des femmes dans ces postes-clés. Par contre, l’une des questions qui pose encore problème est celle d’attirer les femmes vers ces postes de pouvoir.

Il semblerait que lorsqu’on leur fait une offre, elles réfléchissent et tergiversent beaucoup plus que nos vis-à-vis masculins. De plus, elles sont souvent hors du circuit où se jouent ces nominations et passent donc à côté.

Le livre de Mme Shambaugh offre des pistes très concrètes pour décoller vers le sommet et, à mon avis, ces conseils s’appliquent aussi bien aux hommes!

 En fait, il n’y aurait pas 1 plancher collant, mais 7!

 1) Trouver l’équilibre travail et famille grâce à une meilleure connaissance de soi et de ses valeurs; reconnaître les signes de fatigue, connaître ses limites;

2) Accepter que la perfection n’existe pas et la remplacer par l’excellence;

3) Comprendre que l’on n’est jamais indispensable et ne pas rester trop longtemps dans le même poste;

4) Communiquer efficacement : savoir se faire entendre des autres quand on intervient.

« The way we communicate – giving lots of details, talking about how we feel about a situation, trying to involve everyone in the conversation – does not always lead to actions that produce results as effectively as being more direct and succinct in our speech, because people are busy, their minds are already filled with information. »

5) Former ses propres C.A. composés de femmes;

6) Comprendre la politique interne de l’entreprise et jouer le jeu en trouvant des alliances stratégiques, en communiquant mieux, en augmentant sa visibilité et sa présence;

7) Oser demander ce que vous désirez avoir que ce soit une promotion, un salaire plus élevé, une formation, un budget, un coach, un mentor…

J’ai eu l’occasion de travailler avec des femmes de grande valeur pour leur entreprise. Dans les deux cas, nous avons travaillé sur le plancher collant #7 et les résultats ont suivi : Demandez et vous aurez!

Je suis contente de voir que de tels livres paraissent aujourd’hui car ils sont la reconnaissance d’une problématique plus particulièrement féminine et apportent des réponses à des questions que je me posais du temps de ma carrière en entreprise sans savoir que d’autres femmes se posaient les mêmes questions!

À titre de présidente du C.A. de Femmessor Montréal, j’observe que les femmes ont de plus en plus de portes auxquelles frapper pour avancer et réussir dans leur entreprise. Une des clés est de s’informer, de réseauter et de demander l’aide dont on a besoin. L’autre clé est de savoir quel plancher collant nous retient!  À nous de jouer!

 

Vous connaissez quelqu’un qui bénéficierait de cet article : faites suivre! Merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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